Cimi avec ambassadeur webBrésil: Impressions d'une visite de projets avec l’ambassadeur du Luxembourg

Du 15 au 17 juin 2018, l’ambassadeur du Luxembourg au Brésil, Monsieur Carlo Krieger, a visité les projets de la Fondation Partage Luxembourg et de la Fondation de Luxembourg réalisés en Amazonie légale, dans l’état fédéral du Tocantins.

Lecteur Porantim webEn fonction depuis 2017, l’ambassadeur a souhaité connaître les projets économiques, culturels ou sociaux ayant un lien avec le Luxembourg. Dans ce cadre il a été invité à visiter des projets appuyés par les deux fondations luxembourgeoises.
J’ai accompagné l’ambassadeur lors de ce déplacement sur le terrain. Les projets visités concernent des programmes de formation de responsables indigènes réalisés par une ONG brésilienne, le Conselho Indigenista Missionário – CIMI, régional Goiás-Tocantins, partenaire de la Fondation Partage Luxembourg.
Nous nous sommes également rendus à Palmas pour voir les logements des étudiants indigènes universitaires, projet financé par la Fondation de Luxembourg et géré par partage.lu.
Ici, l’ambassadeur a rencontré des étudiants indigènes universitaires de différents peuples et a constaté que les installations sont de bonne qualité. Les étudiants ont exprimé leur satisfaction de pouvoir bénéficier d’une telle infrastructure, qui est leur seule possibilité d'accéder à l'éducation universitaire. Il s'agit d’ailleurs de la première infrastructure de ce genre au Brésil. L’Université Fédérale du Tocantins (UFT) s’est responsabilisée en accord avec l’association des étudiants indigènes UNEIT pour assurer les frais de l'ameublement et certaines dépenses courantes des logements.
Nous avons été reçus par le recteur de l’UFT, M. Luis Eduardo Bovolato. Lors de cette entrevue l'ambassadeur a pu se rendre compte de la bonne acceptation de ce projet auprès du rectorat. Dans la discussion où participaient aussi une étudiante Xerente et trois professeurs et chercheurs de l’université, il a appris à connaître les problèmes d’adaptation que les indigènes doivent surmonter afin de bien s’intégrer dans le système académique.

Actuellement l’UFT compte 280 étudiants indigènes. Si on y inclut les jeunes «Quilombolas» (descendants d'esclaves fugitifs), on arrive à un groupe de 1.200 jeunes étudiants de l’UFT provenant de la classe la plus marginalisée de la société.
Le recteur s’est particulièrement intéressé à entrer en relation avec l’Université de Luxembourg. Nous lui avons proposé de trouver des points d'intérêt commun en vue de soumettre un projet concret de coopération à l'Université de Luxembourg.
Fete village Xerente webA la suite de notre voyage, l'ambassadeur a eu l’occasion de rencontrer les responsables du CIMI et de rendre visite à des communautés des peuples Xerente, Krahô et Krahô-Kanela. Une trentaine de Caciques et de responsables lui ont expliqué les problèmes auxquels ils se voient confrontés. Les défis principaux concernent les questions de la démarcation de leurs terres, les politiques publiques de l’éducation et de la santé, la marginalisation, les grands projets économiques et agraires ou les projets de routes traversant les réserves ainsi que l’impact de ces projets sur l’environnement et l’habitat des indigènes. Il convient de souligner que les femmes indigènes se sont impliquées au même titre que les hommes dans la solution des problèmes auxquels les communautés sont confrontées.
Il est apparu clairement ici à quel point l’appui moral et financier donné par le Luxembourg est important et renforce les peuples indigènes dans la lutte pour défendre leurs droits constitutionnels à la terre et à la culture. La ratification de la Convention pour la protection des peuples indigènes OIT 169 par le Luxembourg a été accueillie avec beaucoup de satisfaction. En plus de ces échanges très intéressants et informatifs, l'ambassadeur a eu le privilège d’assister à des moments forts illustrant la richesse et la beauté des cultures de ces différentes ethnies, présentés par quelque 600 indigènes qui étaient au rendez-vous.
A la fin de ces visites, l'ambassadeur s’est montré impressionné par le travail excellent et pertinent réalisé par le CIMI, en partenariat avec le Luxembourg. Les évaluations de la collaboration avec le CIMI par les indigènes étaient unanimement positives.
L'ambassadeur espère que tous ceux qui se sont engagés dans ces projets continueront leur appui à la formation des peuples indigènes.

Patrick Krãnipi Godar, Palmas Tocantins



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