P1080207 web« Heute schon die Welt verändert ? » à Kamutanga en RD Congo


C’est en 2002 que la chargée de projet, Denise Richard, s‘est rendue pour la première fois à Kamutanga, un village perdu dans la brousse du Kasaï Central, sans eau courante et sans électricité. partage.lu y soutient les projets de l’organisation Coobidiep. D’abord, la Fondation a financé la construction de 19 écoles primaires dans la région, ensuite est née le projet d’une université. Comme la Coobidiep s’est fait remarquer pour son engagement dans l’éducation, le gouvernement l’a mandaté à gérer 150 écoles publiques dans la grande-région. Depuis beaucoup a changé à Kamutanga.

« Ce changement est extrêmement visible dès qu’on arrive au village », nous raconte Denise. Premièrement, il y a beaucoup plus de maisons, comme davantage de personnes s’y sont installées. On constate également que plus de gens ont les moyens de construire leurs maisons en matériaux durables. Les conditions de vie se sont améliorées. On trouve maintenant un petit magasin au village, ce qui permet aux villageois de s’approvisionner plus facilement. Dans le temps, le village le plus proche pour faire ses achats en dehors des marchés hebdomadaires se situait à 40 kilomètres, ce qui est très loin pour une population sans voiture ou moto. Désormais on trouve aussi des réverbères qui éclairent le carrefour de Kamutanga dès la tombée de la nuit. Ils fonctionnent au groupe électrogène, comme il n’y a toujours pas d’électricité, mais auparavant, même cela était inimaginable.
En 2011, l’université de Kamutanga a ouvert ses portes avec le soutien de partage.lu. On y enseigne les sciences pédagogiques pour former de futurs enseignants ainsi que l’agriculture afin de parvenir à garantir la sécurité alimentaire de la région. Matin et soir, on peut observer un tourbillon d’élèves et d’étudiants en uniformes scolaires sur la route du village. Aujourd’hui, les écoles primaires construites par la Coobidiep sont utilisées le matin pour l’enseignement primaire et l’après-midi pour le secondaire. Les jeunes peuvent donc suivre des cycles complets au primaire et au secondaire, alors qu’avant c’était déjà un exploit s’ils parvenaient à terminer les études primaires.
Kamutanga est un village qui avance, qui se construit et où règne une ambiance très positive. Suite à cela, deux congrégations se sont installées et Kamutanga, qui à l’époque était à la périphérie, est devenu une paroisse indépendante, ce qui témoigne de sa récente importance.

IMG 2244 webEst-ce que les conflits liés à la fin de mandat du président Kabila ont changé cette situation optimiste à Kamutanga ?
« Il est certain que le pays a besoin d’élections. Depuis la fin du mandat du président en 2015, toutes les structures éligibles sont hors mandat. Il faut renouveler non seulement la présidence, mais aussi le parlement national et les parlements provinciaux. Actuellement, le pays repose sur du sable, donc un petit rien suffit pour provoquer un chaos incontrôlable », nous explique notre partenaire, dont nous ne mentionnons pas le nom, pour des raisons de sécurité. De même il dit :
« Dans les trois provinces du Kasaï, donc aussi chez nous, il y a les groupes qui se rebellent contre le régime.
Dans la région de Kamutanga, les milices ont causé de terribles dégâts et des gens ont été tués. Des villages entiers ont été brûlés, on trouvait des morts au bord des routes. Heureusement, au moins les infrastructures de la Coobidiep ont été protégées par la population et n’ont pas souffert de dommages. Mais beaucoup de personnes ont pris la fuite par peur des assaillants et se sont réfugiées dans la brousse pendant des mois.
Les conflits et leurs conséquences sont terribles, néanmoins la Coobidiep en ressort renforcée. Comme nous avons un renom aussi bien auprès du gouvernement qu’auprès de la population, nous avons pu intervenir en quelque sorte comme médiateur entre le gouvernement et les milices pour faire revenir la paix et le calme. Ensuite, nous avons visité les gens et nous avons mené des pourparlers auprès des familles qui s’étaient réfugiées dans la brousse, afin de les faire revenir dans les villages. Bien sûr, tous ces événements douloureux et lourds à porter pour la population ont cassé le dynamisme positif qui s’était installé à Kamutanga. Néanmoins nous tous, la Coobidiep et la population, nous sommes décidés à ne pas nous laisser abattre. Nous continuons notre chemin, comme le dit le nom de notre organisation bidiep, bidiep : pas à pas. »



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