RD Congo - INUKA Goma

Goma, République Démocratique du Congo

Inuka : « Relève toi et progresse ! ».

 

IMG 7879 webLes guerres civiles qui secouent la Région des Grands Lacs depuis de nombreuses années ont provoqué un exode massif des populations, au 1er rang desquelles les femmes et les enfants. Même si la situation évolue doucement et que l’on peut constater des progrès dans la région, les combats reprennent périodiquement et la jeunesse souffre encore pleinement des effets de ces crises antérieures, desquelles découlent diverses formes de vulnérabilités. La pauvreté extrême des ménages de la Province du Nord Kivu (RDC), consécutive à plusieurs années d’instabilité politico-sociale, est à la base de la plupart des misères dont souffre la population et accentue singulièrement l’irresponsabilité des parents envers leurs enfants, et particulièrement envers leurs filles qui cumulent les discriminations et les désavantages. Pourtant, on le sait, l’avenir de l’homme ou de la femme dépend de ce qu’a été son enfance et ces enfants, abandonnés, violentés et/ou rejetés, constituent dès lors un réel risque pour la société congolaise de demain.Le constat est clair : le retour de ces jeunes filles, accompagnées le cas échéant de leurs fratries, dans leur milieu d’origine et le relèvement du niveau économique des familles, permettant l’intégration harmonieuse de tous, sont essentiels pour encourager une dynamique pacifique de reconstruction et de stabilité dans la région.

 

IMG 7750 webForte d’un partenariat Sud-Sud avec la Maison Shalom de Marguerite Barankitse au Burundi, EALE crée INUKA en 2005 pour appuyer et protéger ces jeunes filles et enfants fragilisés, abandonnés, déplacés et les réinsérer dans leur communauté d’origine :

- en leur offrant un lieu d’accueil, d’autonomisation et d’accompagnement psychologique ;

- en recherchant leur famille ou communauté d’origine et en accompagnant leur réinsertion au sein de celles-ci ;

- en soutenant leur scolarité et/ou leur formation professionnelle ;

- en les sensibilisant à la paix et la cohabitation pacifique ;

- en soutenant les familles les plus vulnérables avec des vivres et non-vivres selon leurs besoins ;

- en proposant aux familles et communautés de réinsertion des mutuelles de solidarité qui allient microfinance et micro-assurance.

En offrant une alternative saine d’accueil et d’autonomisation aux enfants (en traitant également leurs traumatismes physiques et mentaux), en accompagnant leur réinsertion familiale et, plus largement, en offrant une perspective de relèvement communautaire aux communautés locales, il devient envisageable d’extraire ces enfants et ces jeunes de la spirale de violence pour leur offrir un avenir plus stable et prospère sur le long terme, cette dynamique positive bénéficiant ainsi directement à l’ensemble de la communauté.

Les bénéficiaires directs du projet

Les bénéficiaires directs du projet sont les 500 enfants - et spécialement des filles - accueillis et pris en charge en 5 ans  au Centre INUKA avant d’être réinsérés :

IMG 7853 web1) Les filles ou jeunes femmes vulnérables, âgées de 3 à 18 ans, abandonnées, abusées sexuellement, rejetées par la famille, déplacées ou orphelines.

Ces jeunes filles sont identifiées et référées au Centre INUKA par les différents chefs de quartiers de Goma (autorité administrative locale), les autorités locales en charge de la protection de l’enfance et/ou les relais communautaires présents dans les différentes zones d’intervention du projet. Le CICR (Croix Rouge Internationale) et la MONUSCO (corps armé de l'ONU) réfèrent également régulièrement des enfants chez INUKA.

2) Leurs fratries, constituées des frères et sœurs de ces filles.
Tout en privilégiant les besoins des filles, le projet INUKA accueille également des jeunes garçons (de moins de 13 ans) qui ont un lien familial avec les filles. Outre l’importance du maintien des liens familiaux fraternels, cette composition est aussi plus proche de la réalité et permet donc plus facilement de réaliser la réinsertion familiale par la suite.

Ainsi, pour permettre de répondre aux besoins spécifiques des uns et des autres,
- les bébés de 0 à 2 ans sont confiés au projet Stimuli (pouponnière) mené par EALE à Goma ;
- les garçons de plus de 13 ans sont confiés au Centre Don Bosco de Goma, partenaire d’EALE.
En cas de fratrie « répartie » sur différents projets, une attention particulière est portée, par EALE, au maintien d’un lien étroit entre les enfants d’une même fratrie.

Les bénéficiaires directes sont également :
- les enfants dits « additionnels » : lors de la réinsertion des enfants accueillis au Centre, INUKA s’engage également à assurer la prise en charge de la scolarisation des autres enfants de la fratrie retrouvés dans la famille lors de la réinsertion (« enfants additionnels »). Ce soutien additionnel assure l’intégration familiale et évite toute stigmatisation et discrimination entre enfants, au sein d’une même famille. Nous estimons le nombre d’enfants additionnels à 400.
- les familles des enfants réinsérés qui, à travers la dynamique MuSo (Mutuelle de Solidarité), bénéficient d’un soutien au relèvement de leur niveau économique. Selon les cas rencontrés, elles peuvent également bénéficier d’un appui au niveau de l’hébergement et/ou alimentaire.

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Les bénéficiaires indirects

Au titre des bénéficiaires indirects, on peut citer les autres enfants et familles vulnérables des communautés des zones de réinsertion.

De même que l’ensemble de la famille va bénéficier de la réinsertion de ses enfants, toute la communauté pourra bénéficier de l’appui apporté par INUKA aux familles des enfants réinsérés, à travers la dynamique du relèvement communautaire développé.

Les activités du projet INUKA ont ainsi un impact concret et réel sur la société congolaise qui bénéficie ainsi de jeunes poursuivant leur scolarité, développant leurs capacités professionnelles et/ou exerçant des activités génératrices de revenus, et relevant par là le niveau de vie de leur communauté dans son ensemble.

Carte RDC

Congo, RDC, Congo-Kinshasa, Zaïre

La République Démocratique du Congo est un vaste pays de l’Afrique Centrale, elle est le deuxième plus grand pays du continent, après l’Algérie. Le pays a répondu à de nombreux noms, qui rendent confus l’auditeur européen.

Son nom – Congo - vient du fleuve Congo, qui parcourt le pays sur de nombreux kilomètres du Sud au Nord-Ouest. C’est cependant un nom que le pays partage avec son petit voisin, le Congo-Brazzaville, ou encore la République du Congo. C’est pour cette raison, que le grand Congo est aussi connu sous le nom de République Démocratique du Congo, RD Congo, RDC ou Congo-Kinshasa.

De 1971 à 1997, après la fin de la colonisation par les Belges, le général Mobutu, à la tête de l’état, mettait en œuvre une large campagne d’authenticité, comportant une africanisation du nom des villes, des fleuves et des citoyens. Dans ce contexte, Mobutu renomma le fleuve et le pays, Zaïre, d’après un mot local pour rivière.

Au cœur de l’Afrique

La RDC, au cœur de l’Afrique noire, possède un énorme territoire de 2.345.000 km2. Elle est limitrophe à l’Angola, à la République du Congo, la République Centrafricaine, ou Sud-Soudan, à l’Ouganda, au Rwanda, au Burundi, à la Tanzanie et à la Zambie. Son seul accès à la mer atlantique lui est donné par le fleuve Congo dans les villes portuaires de Matadi, Boma et Banana, territoire exclave congolais en territoire de l’Angola.

Le pays est divisé en 11 provinces (Bandundu, Bas-Congo, Equateur, Kasaï-Occidental, Kasaï-Oriental, Katanga, Kinschasa, Maniema, Nord-Kivu, Province Orientale et Sud-Kivu). Ces provinces sont à leur tour structurées en districts, territoires, collectivités (secteurs ou chefferies) et groupements ; subdivisions auxquelles les congolais recourent souvent pour se situer le plus précisément possible dans leur vaste pays.
DSCN3180Le Congo est relativement peu peuplé, on n’arrive qu’à une moyenne de 30 habitants par km2. En effet, les populations se concentrent sur les plateaux, les domaines près des lacs et fleuves. Les domaines de forêt tropicale, de jungle, qui sont fréquents au Nord du pays et qui occupent en tout 60% du territoire congolais, sont quasiment inhabités. L’Est du pays longe le Grand rift est-africain, paysage de collines, montagnes, volcans et grands lacs. Le Centre et le Sud, pourtant, se composent de savane riche en minerais. Le sommet du Congo se trouve au Pic Margherite avec une altitude de 5.109 m, qui fait partie de la chaîne montagneuse de Ruwenzori, à la frontière de l’Ouganda. Le pays regorge d’animaux sauvages tels des lions, léopards, éléphants, zèbres, chacals, hyènes, antilopes etc. Il est connu pour ses 1.300 espèces de papillons.

Le Royaume Congo


Avant toute intervention provenant de l’extérieur, le Congo était habité par des Pygmées. Ceux-ci se sont peu à peu mélangés aux peuples bantous.
C’est au 15e siècle qu’un portugais, Diogo Cão, atteint l’embouchure du fleuve Congo et que les relations diplomatiques entre le royaume du Congo et le Portugal se sont établies.

A partir du 16e siècle, le royaume du Congo vit un déclin, il est pillé par les chasseurs d’esclaves. Ces pillages se poursuivent ensuite avec l’emprise des Pays-Bas et de la couronne britannique. Au début du 18e siècle, le Congo se retrouve complètement dévasté.

Colonisation

En 1885, le roi Léopold de Belgique déclare que désormais, le Congo fait partie de ses possessions personnelles privées, ce qui est une action unique dans toute l’histoire de la colonisation. L’exploitation économique bat de son plein et des atrocités contre l’humanité provoquent en 1908 l’indignation internationale et forcent le roi à céder sa possession privée à l’Etat belge comme colonie ordinaire. En 1959, après les premiers troubles indépendantistes, les Belges quittent le pays en le laissant sombrer dans un chaos complet.

Indépendance

Le 30 juin 1960, la République Démocratique du Congo accède à l’indépendance. Son premier président est Joseph Kasavubu et Patrice Lumumba, chef de la fraction indépendantiste, devient premier ministre. Mais les interventions et les pressions des Etats-Unis, de la Belgique et de l’Union Soviétique font bientôt imploser la jeune nation. Lumumba est assassiné. En 1965, l’ancien assistant de Lumumba, Joseph Mobutu, opère un coup d’Etat. Pendant les prochaines décennies, il établira une des dictatures les plus connues d’Afrique (1965-1997). Il mise sur une africanisation du pays, en l’appelant « Zaïre » et en nationalisant toutes les entreprises européennes au Congo. Il obtient beaucoup d’aide des états de l’Ouest en acceptant de faire une propagande antisoviétique.

La fin du régime de Mobutu et la première guerre du Congo

La fin du régime s’annonce vers 1990, lorsque l’opposition est-ouest n’est plus pertinente. Le régime de Mobutu se termine rapidement après le génocide au Rwanda (1994) qui cause des centaines de milliers de réfugiés hutus au Zaïre, entre autres des membres des milices Interahamwe et des Forces Armées du Rwanda (FAR), acteurs du génocide. Ces groupes hutus lancent des attaques contre le Rwanda, gouverné désormais par un gouvernement tutsi. Une alliance de tutsi rwandais fait alors des incursions au Zaïre pour protéger le pouvoir de Kigali. Mobutu a peur que le conflit rwandais ne s’exporte au Zaïre et veut obliger tous les réfugiés de rentrer chez eux. Les tutsis réfugiés du Rwanda et les habitants tutsis du Zaïre (Banyamulenge) s’allient alors aux adversaires congolais du régime de Mobutu et aux forces armées tutsies du Rwanda, ils conquissent tout le territoire congolais en quelques semaines et renversent Mobutu.
L’avènement de Laurent-Désiré Kabila
Laurent-Désiré Kabila, chef des groupes rebelles, devient alors président (17.5.1997), il abolit le nom de Zaïre et renomme le pays Congo. Mais, le nouveau dirigeant n’apporte pas de paix au pays. Même s’il avait promis unité et reconstruction du pays, il interdit rapidement les autres partis politiques et abroge le droit de réunion. Ce n’est pas l’opposition qui avait travaillé depuis des années à la chute de Mobutu qui entre au gouvernement, mais des dignitaires étrangers alliés de Kabila.


La deuxième guerre du Congo

De nouveaux conflits éclatent donc bientôt et débouchent sur la deuxième guerre du Congo (1998-2003). Le président Kabila est toujours plus vu comme bras droit du Rwanda d’une part et d’autre part, les conflits entre Tutsis et Hutus ne font qu’empirer à l’Est du Congo. La mobilisation des groupes armés Maï-Maï ne facilite en rien la paix. Pour garantir une certaine stabilité, Kabila rompt avec ses collègues rwandais et ougandais et ordonne à leurs troupes de quitter le territoire. En réaction à cela, les troupes tutsies et banyamulenge prennent plusieurs villes de l’Est du pays et veulent destituer Kabila. Toujours plus d’Etats entrent en guerre sur le territoire congolais (Rwanda, Ouganda, Angola, République Centrafricaine, Afrique du Sud, Zimbabwe, Namibie, Soudan etc.) pour cette raison on parle également de première guerre mondiale africaine. En même temps, les sections rebelles et les groupes armés prolifèrent.


Pas de paix à l’Est du Congo

DSCN3185Ce n’est qu’en 2001 que les accords de Pretoria mettent fin à la deuxième guerre du Congo. Le fils de Laurent-Désiré Kabila (mort dans un attentat en 2001) lui succède lors des élections libres de 2006. Mais, à l’Est du pays, les conflits armés se poursuivent, chaque faction veut assumer le pouvoir et exploiter les mines de la région. En effet, de très nombreuses mines de coltan et d’or se trouvent à l’Est du Congo et elles sont contrôlées par les milices rebelles. Ainsi, les ouvriers ne peuvent vendre les extraits sue les marchés du monde mais sont forcés de vendre à des exportateurs, concessionnés par des chefs de guerre locaux. Ce business génère d’énormes fonds au profit des groupes armés et sert à continuellement relancer la guerre de l’Est du Congo.

L’évolution historique et son influence sur l’économie

Les guerres successives, les années de mauvaise gestion et de corruption extrême ont laissé l’économie congolaise exsangue. Si le pays était un des pays africains les plus développés juste après son indépendance, il est actuellement un des pays les plus pauvres du monde en occupant la dernière place du Human Developpement Index.
Au moment de l’indépendance, la RDC profitait d’environ 100.000 km de routes asphaltées. Aujourd’hui le réseau routier de 150.000 km ne comprend que 3.000 km de routes asphaltées, ce qui rend le transport et le déplacement très difficiles.

Même si uniquement 3% du territoire sont utilisés à des fins agricoles, l’agriculture représente cependant 50% du PIB et emploie deux tiers de la population. La plupart des paysans pratique une agriculture de subsistance car le transport des récoltes est très laborieux à impossible.

L’industrie congolaise se concentre sur l’exportation. Une grande partie des ressources naturelles, comme par exemple le cuivre, sont extraites en grandes quantités mais transformées à l’étranger. La conséquence est évidemment que la RDC ne profite guère de sa richesse minière. Le plus grand partenaire commercial du Congo est actuellement la Chine.

Culture

214 langues et dialectes
Le pays est habité par des peuples de différentes ethnies et accuse donc une grande variété de langues, en tout on compte au Congo 214 langues et dialectes. Le français est langue officielle ainsi que le lingala, le tshiluba, le kikongo et le swahili congolais.

Ce qu’on croit

50% de la population se disent catholiques, 20% protestants, 10% musulmans, 10% kimbanguistes et 10% pratiquent des religions traditionnelles. Les systèmes de croyances indigènes se centrent sur les esprits des ancêtres, le pouvoir de sorciers et de magiciens, l’influence néfaste des démons. Malheureusement, la croyance en les pouvoirs magiques protecteurs des albinos est encore très répandue. Il n’est pas rare qu’ils soient assassinés pour récupérer ces pouvoirs magiques car on dit que certaines parties de leur corps peuvent être transformées en fétiches ou autres objets protecteurs. Les croyances sur les enfants sorciers sont également encore très répandues. Ils mènent à des exorcismes cruels et à l’abandon des enfants, qui sont alors livrés à eux-mêmes.

Un peuple très attiré par la musique

Le Congo regorge de groupes musicaux au styles divers et variés. Après l’indépendance, des groupes comme African Jazz et OK Jazz ont été mondialement connus.
Récemment quelques films sur des groupes musicaux congolais ont attiré l’attention du public européen.
Il s’agit de
- Benda Bilili qui montre un groupe de musiciens congolais atteints de poliomyélite dans leur jeunesse. Les membres du groupe se déplacent en fauteuil roulant et vivent dans la rue. Leur musique intègre des éléments de rumba congolaise, de musique cubaine, de rhythm’n’Blues et de reggae, de funk.
- Kinshasa Kids, un film sur la vie des enfants soupçonnés de sorcellerie qui peuplent les rues de Kinshasa et qui font du rap pour ne pas perdre l’espoir.
- L’Orchestre Symphonique Kimbanguiste : film sur l’unique orchestre symphonique de l’Afrique Centrale, créé en 1994 par Armand Diangienda, petit-fils du fondateur de l’Eglise kimbanguiste au Congo. La plupart des instruments ont été fabriqués par les musiciens eux-mêmes. Actuellement, l’orchestre donne des concerts dans le monde entier.

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