portrait ÄnderUn projet en constante évolution au Guatemala

En tant que nouveau membre du Conseil d’Administration, j’ai eu la chance de me joindre, en septembre 2017, à Martine Regenwetter, responsable de projets au sein de partage.lu, pour la visite habituelle au partenaire « Fundación Fray Domingo de Vico » à Cahabón, dans la forêt tropicale montagneuse du Guatemala.

Depuis la fin des années ’90, le père dominicain suisse Christoph Gempp y gère une école d’agriculture écologique qui soutient les familles maya-q’eqchi’ à protéger leur terre de l’érosion, à enrichir leurs champs et à diversifier les plantations afin d’améliorer la qualité de leur alimentation ainsi que leur autonomie vis-à-vis des variations des prix du marché.

Dans les collines guatémaltèques, j’ai découvert un peuple courageux et travailleur, profondément uni à Tzultaq’a (leur « Terre Mère ») par une spiritualité ancestrale. Leurs cabanes en bois, souvent éparpillées au fin fond des montagnes recouvertes d’une végétation abondante, sont joignables par d’étroits sentiers sillonnant les pentes escarpées de leurs champs et ne sont reliées qu’au loin par une piste rocailleuse, accessible en véhicule.

Les bâtiments de l’école témoignent d’une activité intense de l’aube jusqu’aux premières heures de la nuit: depuis le son de la cloche matinale jusqu’à l’arrêt du groupe électrogène (la fourniture d’électricité communale étant inconstante), les jeunes profitent des heures libres entre les cours pour s’occuper des animaux d’élevage de l’internat, jouer au foot, laver leur linge avant d’en tapisser les haies, la cour de l’école et les cordes tendues le long des bâtiments, pendant que les sons de marimba ne cessent d’envoûter l’atmosphère du haut de la colline de l’église. Même tard le soir, il y a toujours dans les salles de classe une poignée d’élèves assidus, penchés sur leurs cahiers…

Lors des visites des pépinières, des champs de l’école et de ceux des paysans appliquant les principes agroécologiques enseignés, nous pouvons constater l’effet bénéfique de cet enseignement sur la nature et sur la qualité de l’alimentation des paysans. Sur les terres initialement érodées poussent actuellement une multitude d’espèces destinées soit à l’alimentation humaine ou animale, soit à la construction de maisons ou de mobilier. Ces changements stimulent d’autres paysans à venir s’instruire dans les groupes d’intérêt de l’école. À la fin d’une visite des champs, nos accompagnateurs étalent devant nous pas moins de dix-huit fruits, racines, tiges et feuilles différents, récoltés en passant à travers un seul et unique champ de maïs! Imaginez ceci sur des terrains en pente raide où nous peinons à nous déplacer sans glisser et où toute utilisation de machine agricole est impossible!

Tant au contact des élèves qu’au contact des adultes lors des réunions, je suis impressionnée par leur discipline patiente, leur sens de la responsabilité, leur grande spiritualité, leur énergie et leur respect de l’autre. Grâce à l’accompagnement fraternel et serein de Père Christoph, ils forment une communauté consciente de ses capacités et orientée vers l’avenir.

Andrée Hanck-Conter

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